Braine-l'Alleud a accueilli plus de 100 Ukrainiens

Près de 80% des réfugiés vivaient toujours sur le territoire communal fin juillet.

Vincent Fifi
Braine-l'Alleud a accueilli plus de 100 Ukrainiens

La commune de Braine-l’Alleud vient de dresser, pour tenter d’obtenir un coup de pouce financier du fédéral, un bilan des actions mises en place pour accueillir les réfugiés ukrainiens après le déclenchement de la guerre par la Russie. Depuis le 24 février dernier, 105 personnes originaires d’Ukraine ont été hébergées dans ce cadre sur le territoire communal. Sur ce nombre, 81 étaient toujours présentes il y a quelques jours.

Neuf personnes ont aussi été accueillies dans les logements collectifs communaux durant plusieurs semaines, alors qu’elles avaient été envoyées à Braine-l’Alleud par Fedasil sans disposer de documents leur permettant de bénéficier de la protection temporaire de réfugiés. La commune a entrepris des démarches pour clarifier la situation et il est apparu par la suite qu’une partie des intéressés ne remplissait les conditions pour obtenir le statut.

Tous logements confondus, la commune disposait de 120 places pour l’accueil des Ukrainiens. Des collaborations ont été instaurées avec des associations locales et 35 propositions de logement chez des particuliers ont aussi été retenues.

Des propriétaires se sont désistés au fil du temps. Actuellement, aucune nouvelle famille ne se propose. Au contraire, la commune a dû faire face à plusieurs situations difficiles, quelques hébergeurs souhaitant que leurs invités temporaires ne restent pas chez eux durant les vacances.

Des logements collectifs communaux ont été utilisés, ce qui a nécessité quelques aménagements pour fournir un accueil optimal aux réfugiés en s’adaptant à la composition des familles. Le château du Cheneau a fait office de "sas" pour accueillir les réfugiés nouvellement arrivés, le temps d’évaluer leur profil et choisir une solution d’hébergement la plus adéquate possible.

Aux frais d’aménagement et dans certains cas de réparation de ces lieux collectifs s’ajoute, indique le rapport communal, un manque à gagner, puisque certains de ces locaux étaient auparavant loués à des particuliers pour l’organisation d’événements et de fêtes.

La commune et le CPAS - les deux institutions travaillent en étroite collaboration pour gérer cette problématique inédite - ont également recruté une interprète dès le début de la crise. Elle a pour mission de traduire les documents administratifs, faciliter les échanges avec les services communaux, accompagner les démarches des nouveaux arrivants au quotidien - pour des inscriptions scolaires ou les rendez-vous médicaux, par exemple - ou encore répondre aux questions que se posent les réfugiés. L’interprète intervient également lorsqu’un malentendu surgit entre les hébergeurs et les hébergés.

Ceux qui occupent les logements collectifs ont pu bénéficier du service "repas sur roues" du CPAS. Au cours de ces quatre derniers mois, ce sont plus de 1 500 repas qui ont été fournis aux réfugiés.

Comme lors de l’année scolaire à présent terminée, les places disponibles dans les écoles communales ont été répertoriées en vue de la rentrée. Plusieurs jeunes Ukrainiens ont également pu participer aux stages communaux, et des initiations au français ont été assurées au travers des cours de promotion sociale donnés à Riva Bella. Plusieurs familles s’y sont inscrites.

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