Cette manœuvre, destinée à entraîner ce bataillon d’élite à exécuter des "opérations à caractère spécial" sur divers objectifs en terrain civil, rassemblera quelque 250 commandos du mardi 19 au vendredi 22 avril.

Ils effectueront des sauts en parachute (du côté d’Estinnes, en province de Hainaut, près de la frontière française,) et des atterrissages d’assaut (en principe à Chièvres, entre Mons et Ath) afin de s’entraîner aux insertions en territoire hostile, a précisé le service de presse de la Défense dans un communiqué.

Airbus, hélicoptères et zodiac

Les commandos feront appel à plusieurs des nouveaux avions de transport Airbus A400M Atlas et à des hélicoptères NH90 Caïman et A109 Hirundo de la composante Air qui leur fourniront l’appui aérien nécessaire. Des zodiacs motorisés seront utilisés pour diverses insertions amphibies, notamment mercredi matin à Tournai, en présence de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS).

Le bourgmestre de Nivelles évacué

Et vendredi, le bourgmestre de Nivelles, Pierre Huart (MR), doit être évacué de son hôtel de ville par hélicoptère.

Avec l’appui de l’armée française

Un détachement de l’armée de Terre française participera également à l’exercice Nemesis. Il proviendra du 8e régiment parachutiste d’Infanterie de Marine (8 RPIMA) de Castres (sud-ouest de la France), qui viendra renforcer le 2e bataillon de commandos.

Ces deux unités aux caractéristiques communes entretiennent des relations de longue date, a-t-on expliqué dimanche de source militaire. "Ce partage d’expérience avec l’armée de Terre française permettra de développer et pérenniser encore davantage l’interopérabilité avec les unités militaires européennes", a souligné l’armée.

La France et la Belgique sont associées, par le biais d’un "partenariat" stratégique", pour doter leurs unités terrestres motorisées des mêmes véhicules blindés (des Griffon et des Jaguar), issus du programme CaMo (Capacité motorisée).