La crise actuelle a et aura de multiples répercussions : financières, environnementales, économiques mais aussi humaines. Dans ce cadre, les maisons de repos (et résidences services) ont véritablement été en première ligne au niveau des souffrances sociales vécues pendant cette période (et le sont toujours en partie).

Pour soutenir à la fois leur personnel, les résidents ainsi que leurs familles dans cette période délicate et particulièrement pénible sur le plan humain, la Province du Brabant wallon a décidé de lancer un appel à projets destiné à améliorer leur bien-être général.

"Tout au long de ces longs derniers mois, les maisons de repos ont été au centre des souffrances humaines très pénibles : l’isolement, l’angoisse, les incertitudes, les maladies, les décès aussi, explique Tanguy Stuckens, député provincial en charge de la cohésion sociale et de la santé. Le personnel et les résidents ont dû faire preuve de courage, de créativité, de solidarité et consentir à de gros efforts pour faire face à la crise. On tient à leur rendre hommage et à les soutenir."

En tout, 550 000 euros sont ainsi débloqués pour améliorer le bien-être général du personnel, des résidents et de leurs familles. "Dans la pratique, un montant forfaitaire de 25 000 € sera disponible pour chacune des institutions rattachées à un CPAS, complète Tanguy Stuckens. Ensuite, un montant complémentaire de 224 euros par lit agréé par l’AViQ."

Dans la pratique, Le Gibloux à Waterloo aura par exemple droit à 51 432 euros (25 000 euros + 26 432 euros pour les 118 lits agréés). La résidence d’Arenberg à Rebecq pourra quant à elle bénéficier d’un montant 44 040 euros (85 lits agréés), etc.

Quant à la nature des investissements, les maisons de repos sont libres d’utiliser ces fonds comme bon leur semble : du matériel informatique ou du wi-fi pour un meilleur contact avec l’extérieur, du matériel de jardin pour les loisirs, etc.

"Nos maisons de repos et de soins ne sont pas que de simples endroits où nos personnes âgées se font soigner. C’est aussi un lieu où les pensionnaires ont un profond besoin de renforcer ou de créer des liens sociaux et familiaux. Des liens mis plus qu’à rude épreuve durant cette période", conclut Tanguy Stuckens.