NIVELLES

Le procureur du Roi loue l’efficacité de la police judiciaire fédérale de Nivelles

CRIMINALITÉ Le directeur judiciaire Jean-Luc Noël a présenté le rapport d’activités 2009 de la police judiciaire fédérale de Nivelles.

Dans l’arrondissement, ces hommes spécialisés dans les affaires criminelles importantes ont procédé à 93 arrestations l’an dernier, dont 19 en matière de banditisme et vols à mains armées, 11 pour des crimes, 30 pour des trafics de stupéfiants d’ampleur, 13 en matière de trafic des êtres humains, et 10 dans des enquêtes touchant le domaine économique et financier.

Celui-ci nécessite des compétences pointues mais les résultats, quand ils sont au rendez-vous, peuvent être intéressants pour les caisses de l’État.

Les enquêteurs ecofin tentent de mettre au jour des fraudes diverses, des carrousels à la TVA, des affaires de corruption, du blanchiment d’argent, etc.

Pour Jean-Luc Noël, environ 30 % des activités de la PJF touchent ce domaine. Ce qui permet des saisies appréciables : en 2009 par exemple, les immeubles saisis grâce aux limiers de la PJF Nivelles ont été évalués à 2,64 millions d’euros. En ce qui concerne les valeurs saisies, on dépasse les 160.000 €.

Mais les domaines de compétences de la PJF sont très larges. Ainsi, elle cible pour l’instant trois secteurs pour un travail coordonné avec les zones de police : les violences graves dans lesquelles on retrouve les vols à main armée et les tiger kidnappings, la lutte contre la criminalité itinérante, particulièrement importante dans la Jeune Province, et les atteintes graves à l’environnement.

Pour ce dernier secteur, la PJF s’intéresse de près à la circulation de camions de déchets. En ce qui concerne ses compétences propres, la PJF a également élaboré des plans d’action en matière de lutte contre le terrorisme, la criminalité informatique, le trafic d’arme, et la traite des êtres humains.

“L’activité de la PJF dans l’arrondissement est vraiment efficace aux yeux du parquet” , affirme le procureur du Roi, Jean-Claude Elslander. “La complémentarité avec le travail des zones de police est excellente, et c’est important. Dans plusieurs enquêtes, on retrouve d’ailleurs des équipes mixtes.”



© La Dernière Heure 2010