Le 12 juillet dernier, un jeune homme rentrant de son travail est passé devant un magasin de nuit de Jodoigne. À proximité, Steve D., sorti de prison six jours auparavant dans le cadre d’une libération sous condition, était assis sur un muret. Après le passage du jeune, il s’est levé et l’a suivi jusque dans une ruelle, où il l’a plaqué au mur en exigeant qu’il lui donne son GSM.

Le jeune homme ne s’est pas exécuté et il a frappé. L’agresseur a pris son sac et l’a fouillé, avant de l’abandonner puisqu’il n’y avait pas trouvé le téléphone qu’il espérait.

La victime est rentrée chez elle et a raconté à son père ce qui venait de se passer. À deux, ils ont décidé de se rendre immédiatement au commissariat pour déposer plainte. Manque de bol, leur chemin a croisé celui du voleur violent et ce dernier s’en est cette fois pris au père. Il l’a violemment jeté au sol, ce qui a occasionné de telles blessures que l’homme a subi plusieurs semaines d’incapacité de travail.

Interrogé par la police, Steve D. a nié le vol : il a affirmé qu’il avait frappé le jeune homme… parce qu’il l’avait mal regardé.

Le jugement rendu mercredi par le tribunal correctionnel souligne la gravité des faits, les nombreux antécédents judiciaires du prévenu, son absence totale de prise en compte des conditions probatoires récentes, et sa remise en question "toute relative".

Steve D. écope dès lors d’une peine de vingt mois d’emprisonnement ferme.