Le chantier de reconstruction prend un tour plus visible. Pas de déviation en vue à ce stade

Percutées par des camions en 2013 puis en 2018, les arcades de l’abbaye seront remontées à l’identique et ça ne devrait plus tarder, malgré un feuilleton à rebondissements multiples. On se rappellera qu’après plusieurs reports, l’Agence wallonne du Patrimoine avait désigné l’entreprise il y a quelques mois, et que le début du chantier avait été annoncé à la mi-février… en provoquant le mécontentement de la commune de Villers-la-Ville.

Le collège s’était aperçu, lors d’une réunion précédant le démarrage du chantier, que ses demandes répétées à propos des travaux, à savoir qu’ils soient concomitants avec la réfection de la voirie et que la circulation dans la zone du chantier soit maintenue au maximum pendant la reconstruction, avaient été complètement ignorées.

Le bourgmestre Emmanuel Burton avait alors rappelé que si le patrimoine est (évidemment) très important, il ne faut pour autant négliger l’aspect “mobilité” des travaux. Ce sont environ 8.000 véhicules qui empruntent chaque jour ce qu’on appelle dans le coin le “goulot des ruines”, notamment des habitants de la commune.

Pas question de couper la route durant des semaines pour les envoyer dans de longues déviations, lesquelles pourraient en plus mettre à genoux le commerce local, faute de passage à Villers. Finalement, en mars, un calendrier avait été fixé avec un planning de travaux sur neuf mois, à partir du 6 avril, avec des fermetures de voirie limitées.

L’entreprise a travaillé derrière les murs et à présent, le chantier prend un tour plus visible : montée mercredi, une grue surplombe désormais le site.

En ce qui concerne la circulation, on ne m’a pas demandé d’arrêté de police pour l’instant”, précise le bourgmestre villersois..