Brabant wallon Une procédure accélérée qui avance plutôt au ralenti

En avril dernier, plusieurs jeunes avaient agressé un homme dans le souterrain de la gare de Tubize, et avaient filmé la scène avec un téléphone portable. La vidéo avait été postée sur le réseau social Facebook, et les trois jeunes auteurs avaient pu être rapidement identifiés, notamment grâce aux images des caméras de surveillance de la gare.

Originaires de Rebecq et Tubize, ils avaient été interpellés et ont fait l’objet d’une procédure accélérée pour répondre rapidement de leurs actes devant la justice. Deux semaines après les faits, ils se retrouvaient donc sur le banc des prévenus… où ils ne sont restés que quelques minutes.

En effet, il y avait un risque que la victime, hospitalisée, subisse une incapacité de travail de plus de quatre mois, voire permanente. Ce qui pouvait influer sur la qualification pénale des faits ainsi que sur le taux de la peine à infliger.

Le dossier devait être plaidé hier, l’expertise consacrée à cette question d’incapacité ayant été réalisée. Sauf que l’avocat d’un des prévenus, confessant avoir sans doute mal compris ce qui s’était passé lors de l’audience précédente, a expliqué devant le tribunal qu’il ne s’attendait pas à devoir plaider sur le fond de l’affaire jeudi matin. Il a donc demandé une nouvelle remise, au grand dam du ministère public…

La substitut, à l’audience, s’est opposée à ce que la demande de remise soit acceptée par la présidente, faisant notamment observer qu’il s’agissait d’une procédure accélérée…

Le tribunal a cependant répondu favorablement à la demande de l’avocat. Rendez-vous reporté au 19 octobre.