Chez Altifort, on croise les doigts pour l’avenir mais certains ont déjà été sacrifiés.

Anciennement Wendt Board, Altifort Nivelles a été déclarée en faillite par le tribunal de l’entreprise du Brabant wallon. Un peu plus de 100 travailleurs avaient cru être sauvés lorsqu’en 2018 le français Altifort avait repris l’usine auparavant détenue par 3 M. Mais un an et demi plus tard, le groupe français s’est effondré.

Nous l’avions indiqué dès que la faillite avait été déclarée, deux repreneurs - dont un semblant particulièrement intéressé - se sont cependant fait connaître, et il y a donc de l’espoir pour l’avenir. Le curateur a d’ailleurs décidé de conserver une partie du personnel pour assurer la continuité.

Au Parlement wallon, le député rebecquois Dimitri Legasse s’est inquiété de la situation et a obtenu une confirmation des discussions en cours avec un repreneur. "En espérant que le personnel sera épargné et que la reprise soit totale", avait alors conclu le député.

Les travailleurs d’Altifort ont sans doute apprécié qu’on s’intéresse à leur sort, moins qu’on parle de personnel épargné et de reprise totale : en espérant une reprise, seule une partie du personnel travaille sous l’autorité du curateur jusqu’à la fin du mois, et 35 personnes ont déjà été licenciées.

" Ils auraient pu bénéficier d’un plan social si Altifort avait pris des décisions. Mais ils ont laissé aller jusqu’à la faillite et ces gens se retrouvent sans rien ", fait remarquer un syndicaliste.