L’ancien bourgmestre de Perwez déplore la décision prise par les ministres Borsus et Henry.

L’annulation du contournement de Perwez, c’est aussi la mort du bébé d’André Antoine, un projet qu’il portait depuis une quinzaine d’années. "C’est un gâchis sans nom pour la sécurité des gens, commente-t-il. Tout d’abord pour la sérénité des riverains. On vient de sacrifier les villages d’Orbais et de Thorembais-Saint-Trond, qu’on abandonne aux automobilistes."

Il pointe bien évidemment l’aspect financier du projet. "Au final, ce sont plus de 4,3 millions d’euros qu’on jette à la poubelle à un moment où la Région wallonne doit emprunter des centaines de millions pour couvrir son déficit. Et puis, c’est aussi un gâchis politique, il faut le dire. J’ai la conviction qu’il y a eu un marchandage entre les libéraux et les écolos du style : ‘Tu arrêtes le petit contournement de Perwez, mais alors tu laisses passer le gros, plus imposant, de Wavre.’ Au final, on vient de consacrer quinze ans à ce dossier pour, au final, dépenser énormément d’argent sans aucune solution aujourd’hui."

Pour André Antoine, la déception est bien perceptible. "Je tiens aussi à préciser que, contrairement à ce qui a été dit, ce n’est pas le projet de quelques-uns. Il y a une attente légitime d’un grand nombre d’habitants et, de plus, toutes les instances judiciaires ont reconnu l’urgence et la pertinence du contournement de Perwez. À présent, on se retrouve avec un monument qui va symboliser les bouchons dans la commune."