Décidément, il ne passe plus un jour sans que le dossier de rénovation des deux fours de l’incinérateur de Virginal ne revienne dans l’actualité. Si ce jeudi, Christophe Dister, le président de l’Intercommunale, revenait sur l’importance de cette rénovation, André Antoine, fervent opposant, ne lâche pas l’affaire. "Je considère que l’inBW doit montrer l’exemple en matière de gestion des déchets mais elle ne le fait pas", déplore l’Humaniste.

Pour le Perwézien, il n’est pas question de parler de querelle politique mais bien d’un débat politique au sens noble du terme. "Ce ne sont pas mes questions qui dérangent mais bien les réponses de la ministre Tellier. Il ne faut pas confondre le messager de la mauvaise nouvelle et la mauvaise nouvelle en elle-même."

Et de revenir sur ces points qui l’orientent vers le fait que cette rénovation est une mauvaise idée et un mauvais signal. "Dans le plan stratégique 2020-2022, il n’est nullement question d’une modernisation qui aurait pu être soumise au conseil communal. Les débats au parlement ont mis en évidence que l’Intercommunale est en infraction depuis 13 ans. De plus, l’inBW ne peut s’émanciper de la Région. Une Intercommunale ne peut analyser son flux de déchets sur son seul territoire mais sur l’ensemble de la Wallonie."

André Antoine ajoute que la ministre Tellier a demandé d’agir en priorité sur la sensibilisation et la diminution des déchets et non sur une recherche de la modernisation de son unité de valorisation. "Enfin, l’incinérateur est contraire au plan wallon sur les déchets, contraire à la déclaration de politique régionale et contraire au plan stratégique de l’inBW", conclut le Perwézien, qui ajoute que le traitement des déchets n’est pas une activité lucrative.