Le Ministre de l'Aménagement du territoire accorde le permis malgré les contestations et recours.

Le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme Willy Borsus a tranché et a accordé le permis relatif au placement de l’antenne GSM à l’avenue Lambermont à Limelette. “Il suit en cela l’avis favorable de la Commission d’avis sur les recours qui considère que la deuxième version du projet répond à un besoin d’utilité publique”, explique son cabinet.

La Commission estime que cette implantation “est proche d’un site arboré, à l’écart des activités humaines, qu’elle éloigne l’antenne significativement par rapport à l’école et à la crèche et qu’elle permet une meilleure intégration du projet au paysage.”

Le Ministre note également que la station “permettra de combler une zone blanche car il existe un déficit de couverture du réseau ferroviaire à cet endroit, ce qui présente un déficit de sécurité pour les infrastructures d’Infrabel.”

Autre argument, selon le rapport de l’ISSeP, organisme qui dispose de l’expertise en la matière, les normes prises sur la base du principe de précaution sont strictement respectées.

Pas de quoi réjouir la Ville d’Ottignies. “Pourquoi l’utilité publique n’avait-elle pas été invoquée lors de la décision précédente ?”

La Ville rappelle que la notice d’évaluation des incidences sur l’environnement de ce projet n’évoquait la présence à proximité du site d’une école et d’une crèche. “Lors de la séance de la Commission de Recours, Orange a reconnu cette lacune importante et a déposé un correctif. La Ville n’a pas eu l’occasion de prendre connaissance de cette nouvelle analyse et, a fortiori, d’y réagir”.

Selon la Ville, évoquer le fait que la station permettra de combler un déficit de couverture du réseau ferroviaire à cet endroit “néglige complètement l’existence d’une solution alternative qui est la pose d’antennes (plus petites) le long des voies et sous le tunnel, solution alternative évoquée par Orange mais qualifiée de “trop coûteuse”.”

Le Collège communal se penchera sur d’éventuelles actions à entreprendre. “Cette décision ne semble pas suffisamment étayée, estime Philippe Delvaux, échevin de l’Environnement. En tout cas, elle n’a pas pris en considération des éléments importants aux yeux des autorités communales et de nombreux habitants. La forme utilisée pour communiquer la décision montre bien combien le Ministre est mal à l’aise sur le fond”.