Brabant wallon

L'actuel échevin grézien avait fait des inondations son premier fer de lance.


L'actuel échevin grézien avait fait des inondations son premier fer de lance. Les Gréziens le connaissent déjà. Surtout ceux qui ont subi des inondations ces 15 dernières années. Car de cette problématique, Pascal Goergen en a fait son premier fer de lance politique dès 2006. 12 ans plus tard, à 55 ans, il forme une majorité alternative à Grez Doiceau, devient échevin et renvoie les socialistes et libéraux sur les bancs de la minorité. Mais il semble qu’il en veuille encore. En effet, Défi Brabant wallon mise sur lui pour le prochain scrutin régional en l’a désigné tête de liste. Une lourde responsabilité car, d’après les derniers sondages, le seul élu du parti amarante qui pourrait siéger à Namur proviendrait… du Brabant wallon.

« Je suis arrivé dans la province il y a 20 ans, explique-t-il. Être député wallon, ce sera défendre au Parlement les intérêts des citoyens de l’ensemble du territoire wallon et en particulier ceux du Brabant wallon. »

A Namur, il ambitionne de « remettre de l’ordre » dans la justice fiscale, l’enseignement et le climat. « Arrêtons de saigner la classe moyenne, martèle-t-il. Arrêtons de punir fiscalement ceux qui créent des PME et donc de l’emploi. Aussi, il faut prendre des mesures en urgence en faveur de l’enseignement qualifiant, la formation en alternance et continue. En instaurant le 10/20 pour réussir un cours, Marcourt a fait croire à un tas d’étudiant que tous les jeunes étaient capables des faires de études. Or, aujourd’hui, nous faisons face à un afflux massif d’étudiants. Le taux d’échec est plus élevé. Je pense que ces jeunes auraient été plus heureux et efficaces dans des métiers où les mains en or sont nécessaires. »

Enfin, côté climat, comme presque chaque parti politique, Défi « veut changer radicalement de mix énergétique », mais « nous reviendrons avec des propositions début mars », prévient-il.