Rencontre avec celle qui succède à Marc Dekoninck à la tête de Beauvechain.

Dix-neuf ans après s’être installée dans la commune, Carole Ghiot succède à Marc Deconinck comme bourgmestre de Beauvechain.

Qui êtes-vous Carole Ghiot ?

"Contrairement aux précédents bourgmestres de la commune, je ne suis pas originaire de Beauvechain, mais de la région de Liège, Visé plus exactement. Je suis arrivée ici en 1999. J’étais professeur de langue à l’ITP de Court-Saint-Étienne. Je pense être une personne ouverte, dynamique et volontaire. Je suis une passionnée, une grande amoureuse de la vie, de mes amis et de ma famille. J’ai trois enfants de 32, 29 et 24 ans, ainsi qu’une petite fille d’un an et demi que j’adore."

Quels sont vos hobbys ?

"Je fais partie de la troupe de théâtre des Francs conteurs et je serai encore sur scène cette année, malgré mes fonctions de bourgmestre. Comme je suis fort occupée, je profite du temps libre qu’il me reste pour le consacrer à ma famille et mes amis. J’apprécie les moments de détente simple : une balade, un bon resto et aller supporter mon fils au foot."

Avez-vous un endroit de prédilection pour vos vacances ?

"J’aime beaucoup partir à la montagne en famille. Nous allons souvent à Chamonix, que ce soit en été comme en hiver. Je ne suis pas une grande skieuse, mais j’adore les ambiances d’après-ski ! Sinon, j’essaie de m’aménager des week-ends à Paris pour aller voir ma petite-fille et mon fils qui habitent là-bas."

Quel sera votre style en tant que bourgmestre ?

"Je compte travailler de manière plus collégiale. Chaque échevin aura ses responsabilités et pourra travailler de manière autonome. C’est vrai qu’avec ses 25 ans d’expérience, Marc Dekoninck avait une grande connaissance de ses dossiers, ce qui laissait moins de place aux autres. Personnellement, je resterai proche des gens ; ils pourront continuer à m’appeler Carole…"

Vous êtes l’une des rares femmes bourgmestres en Brabant wallon…

"C’est vrai, mais même si je suis très fière d’en faire partie, je n’ai jamais eu de difficultés particulières à être une femme en politique. Je ne suis pas arrivée là pour respecter un quota. Je pense qu’une femme bourgmestre a un esprit plus pratique, ce qui lui permet d’aller à l’essentiel. J’ai aussi beaucoup de chance d’avoir un mari compréhensif et qui me soutient. C’est très important, et encore plus pour une femme."

Pourquoi vous êtes-vous présentée sur les listes provinciales pour finalement ne pas siéger ?

"J’ai accepté la proposition de Mathieu Michel car la province est un partenaire important pour les communes. Cela aurait permis d’y créer des contacts et d’être bien informé des appels à projets. Quand je me suis présentée, je pensais vraiment que je pourrais siéger. Seulement, en tant qu’enseignante, je suis agent provincial, il y a un conflit d’intérêts. Je pensais que comme je prenais une pause carrière pour exercer ma fonction de bourgmestre cela serait possible, mais ce n’est pas suffisant."