La Régie provinciale immobilière veut à elle seule construire 10 % de cette masse

La démographie de notre pays subit chaque année une augmentation constante. Avec, entre autres, l’amélioration des soins médicaux et une espérance de vie croissante, on observe chaque année une augmentation significative du nombre d’habitants. Un phénomène qui n’épargne évidemment pas le Brabant wallon qui connaît lui aussi une augmentation démographique relativement constante.

Chaque année, la Jeune Province grossit d’entre 2.000 et 3.000 nouveaux habitants. Des naissances, bien sûr, mais aussi des personnes extérieures à notre province, notamment attirées par son cadre de vie et sa proximité avec Bruxelles. L’année dernière n’aura pas dérogé à la règle avec 2.283 nouveaux habitants enregistrés entre le 1er janvier 2016 et le 1er janvier 2017. Depuis, la barre des 400.000 citoyens domiciliés en Brabant wallon a été franchie.

Autant d’individus qu’il faut bien loger. D’où une urbanisation galopante et qui ne fera certainement pas plaisir aux défenseurs de l’environnement et du cadre de vie, qui estiment que cette urbanisation croissante entraîne des nuisances importantes, comme des problèmes de mobilité évidents ou des inondations.

Toujours est-il que, l’an dernier, 269 hectares de terres ont été affectés à la création de 1.414 logements en Brabant wallon. Une tendance qui devrait se poursuivre dans les prochaines années. D’après les perspectives démographiques du SPF Économie, la population du Brabant wallon devrait atteindre les 435.000 individus d’ici 2030. Soit 35.000 âmes qu’il faudra là aussi bien loger.

Selon l’agence de promotion immobilière du Brabant wallon (APIBW), il faudrait construire pas moins de 15.000 nouveaux logements d’ici 15 ans. Et l’APIBW compte bien devenir un "un pilier du secteur immobilier brabançon" en construisant pas moins de 10 % de ces 15.000 logements. Avec un double objectif : lutter contre la pression foncière et faciliter l’accès au logement à des prix attractifs dans le Brabant wallon.

Il faut dire que l’ancienne régie provinciale autonome du Brabant wallon a toujours voulu pratiquer des prix démocratiques pour permettre aux jeunes et aux moins nantis de pouvoir devenir propriétaires en BW et éviter un exode dans les provinces limitrophes.

Lors de ses projets immobiliers, comme c’est encore le cas pour la Zacc de Gastuche, l’APIBW vend en effet des biens à des prix inférieurs au marché et réservés à des acheteurs correspondant à des critères précis et des biens vendus au prix du marché sans condition particulière. Les bénéfices obtenus sur les biens vendus aux prix du marché permettent alors de compenser le manque à gagner sur les biens vendus à des prix attractifs.