Le nombre de bénéficiaires d’un Revenu d’intégration sociale (RIS) en hausse de 4 %

Les dernières mesures d’exclusion du chômage appliquées depuis trois ans ont-elles dopé les statistiques des 28 CPAS du Brabant wallon, notamment celles sur le nombre de personnes bénéficiant d’un revenu d’intégration sociale (RIS) ? "Poser la question, c’est déjà y répondre !", confie un président de CPAS, hors micro.

Revenons aux chiffres, et attardons-nous sur le revenu d’intégration, la face la plus connue d’un CPAS. Dans la Province, le nombre est en hausse de 4 %, passant de 2.648 en 2016 à 2.757 en 2017. Globalement, le RIS concerne 0,7 % de la population brabançonne wallonne. En Région wallonne, le revenu d’intégration concerne 2,3 % de sa population.

Dans le détail , Ottignies-Louvain-la-Neuve (565 inscrits), Tubize (298) et Nivelles (287) forment le trio de tête. La commune d’OLLN occupe la première place du fait de la population étudiante résidant sur le site universitaire. Justement, dans une récente enquête de la FEF (Fédération des étudiants francophones), le nombre d’étudiants devant recourir au revenu d’intégration sociale des CPAS (RIS) a été multiplié par 7,4 en quinze ans. "Au fil du temps, on a constaté de grandes disparités entre les CPAS de toutes les régions du pays. Certains soutiennent financièrement leurs étudiants et nous saluons cela. D’autres émettent des contraintes, et là, c’est plus problématique", précise Florence Vanderstichelen, directrice du service social de l’UCL. Rien qu’à l’université, on compte près de 1.500 étudiants inscrits dans un CPAS.

Lors de la présentation du dernier budget du CPAS d’OLLN, son président, Jacques Duponcheel (Ecolo), indiquait que 28 % des bénéficiaires étaient des jeunes entre 18 et 25 ans. Les autres se répartissent entre 34 % à Louvain-la-Neuve et 38 % pour les autres entités de la commune. "On a eu une sérieuse augmentation. De 300 bénéficiaires, on est passé à 515 en fin d’année 2016. Il y a eu une pointe avec l’exclusion des revenus d’insertion. Notre commune est celle qui en compte le plus de toute la province. L’augmentation de notre budget (dont le total dépasse les 16 millions d’euros) est clairement due à ça ", expliquait le président.

Ailleurs on notera des chiffres similaires d’année en année. Aucune commune ne connaît une forte croissance ou décroissance. "Certains RIS seront inscrits à vie. Avoir des statistiques à zéro est utopique !", déclare Étienne Verdin, président du CPAS de Waterloo.