Au dernier conseil provincial, Benjamin Goes (cdH) a rappelé l’importance des missions de l’Intercommunale sociale du Brabant wallon, tout en précisant que la situation de déficit dans laquelle elle se trouve n’est pas tenable à moyen et long terme. Le conseiller humaniste a dès lors interpellé le collège provincial pour savoir si des sources de financement alternatives existent, si des contacts ont été pris avec d’autres niveaux de pouvoir, ou s’il n’était pas temps de se pencher sur un éventuel déménagement.

Mathieu Michel, le président du collège, venait d’expliquer que la Province était contrainte, pour les années à venir, à réduire ses moyens et les subsides octroyés à l’associatif. En cause, la reprise du financement des zones de secours imposé par la Région wallonne.

« Si pendant de nombreuses années, nous avons cru que nous pouvions tout faire et même très vouent faire le travail des autres niveaux de pouvoir à leur place, force est de constater que nous sommes arrivés aujourd’hui au moment où nous devons nous mettre en position de sécurité », a commenté Mathieu Michel.

Qui rejoint le cdH, à propos des difficultés de l’ISBW, sur la proposition de solution visant à d’autres niveaux de pouvoir d’intervenir. C’est que la Province pourrait aussi le réclamer pour les services de santé mentale, les centres PMS, les IMP…

« L’ISBW a sa personnalité propre et il lui appartient de mener l’ensemble des démarches utiles tant en ce qui concerne son financement que son hébergement, a continué le président du collège. Je suis convaincu que l’avenir de l’ISBW réside dans une redéfinition de ses métiers autour des besoins sociaux spécifiques du Brabant wallon. Ces métiers doivent s’exercer de façon homogène sur les vingt-sept communes du territoire avec une réelle économie d’échelle et une réelle efficacité pour le citoyen. »

Si la Province rappelle qu’elle ne peut pas tout faire, la réponse donnée jeudi soir précise aussi que des discussions politiques sont en cours pour arriver à un projet concerté.