Brabant Wallon L’opposition brainoise s’unit pour dénoncer la "politique ultralibérale" du collège.

On sait que le bourgmestre Vincent Scourneau, réélu avec une majorité absolue qu’il n’a finalement pas ouvert à un autre parti, veut fusionner la commune et le CPAS. Le bourgmestre MR s’est mis l’ensemble de l’opposition à dos, au dernier conseil communal, en révélant son intention de ne pas prolonger le Plan de cohésion sociale (PCS) malgré le dossier qui était prêt pour reconduire ces politiques et obtenir un financement pour la période 2020-2015.

Dans un communiqué commun, Ecolo, IB, PS et Défi s’indignent. "Nouvel élan pour la politique sociale ? Non, la dotation de la commune au CPAS demeure strictement corsetée à son niveau des années antérieures, précise l’opposition. Le social va clairement faire les frais d’une politique ultralibérale maintenant complètement affranchie du contrepoids socialiste."

Et la minorité de se demander ce que vont devenir les partenariats noués dans le cadre de ce PCS depuis des années, les actions sociales, les emplois (lire ci-contre) et la qualité de vie à Braine-l’Alleud…

De son côté, Vincent Scourneau précise que le PCS disparaîtra, certes, mais seulement en 2020. Tout est maintenu pour 2019, le temps d’évaluer les différentes actions menées pour maintenir les plus pertinentes. Pour celles qui seront retenues, elles continueront.

Et le maïeur évoque déjà le maintien des journées de l’emploi, d’Été solidaire, du conseil communal des enfants ou encore du cinéma en plein air. Des contacts ont déjà été pris avec la Région et la Province pour maintenir des financements en dehors du PCS.

"Certains s’étonnent qu’on envisage de supprimer des politiques alors qu’elles étaient financées. Le financement, c’est 36 000 € alors que le coût global dépasse 200 000 €, répond le bourgmestre brainois. On continuera ce qui est efficace. Ce n’est pas parce qu’il y a l’étiquette ‘social’ que tout est forcément génial et qu’on peut dépenser sans compter. Tout n’était pas clair, ni efficace, ni structuré. On remet de l’ordre parce que c’est l’argent des Brainois."

Huit emplois en jeu

L’annonce de la suppression du plan de cohésion sociale aura des effets directs sur les travailleurs affectés à ce service. Ils sont huit, dont quatre engagés dans le cadre des contrats premier emploi qui s’achèvent lorsque les intéressés ont 26 ans, et quatre qui sont sous contrat à durée indéterminée.

Pour ces derniers, le bourgmestre a déjà notifié des préavis, sachant que leur poste va disparaître après 2019. Ce qui ne veut pas dire, précise le bourgmestre brainois, qu’ils vont perdre irrémédiablement leur emploi. Ils pourraient être réaffectés - en gardant leur ancienneté - à d’autres tâches, toujours dans le domaine social, au sein du CPAS. "C’est même plus que probable, s’ils sont dans une dynamique qui correspond à ce que nous voulons, précise Vincent Scourneau. J’ai notifié les préavis de manière logique, mais je les ai rencontrés pour expliquer qu’ils pourraient être repris s’ils démontrent des aptitudes pour les missions que nous envisageons. C’est le collège communal, dans lequel siège notamment le président du CPAS, qui prendra la décision."

Quant aux quatre travailleurs engagés via des contrats premier emploi, ces contrats s’éteindront de façon automatique mais là aussi le bourgmestre de Braine-l’Alleud n’exclut pas que ceux qui ont démontré qu’ils possédaient des compétences soient par la suite réengagés pour d’autres fonctions au sein de l’administration.