Alors qu’un projet immobilier destiné à restaurer, agrandir et créer des logements à loyers modérés était annoncé en 2017 pour le bâtiment de l’ancien presbytère Sainte-Croix, il ne s’est toujours rien passé depuis. Une situation qui en inquiète plus d’un, d’autant qu’inhabité depuis 2003, il est depuis la cible de pillages et/ou de squatteurs. Étienne Dubuisson, conseiller communal Proximité, a donc décidé d’interpeller le conseil communal rixensartois à ce sujet.

« Notre Maison (NDLR, société de logements de service public) a introduit une demande pour restaurer le bâtiment en 2017, le transformer et l’agrandir à l’arrière pour y installer des logements à loyers modérés. Mais qu’en-est-il de ce projet aujourd’hui alors que le bâtiment continue de se dégrader, qu’il a été pillé et squatté ? Car le site est en train de devenir un chancre qui fait tâche, qui plus est à côté du château. Et que rien n’y a été fait! »

Un état de fait que ne pouvait que regretter Christophe Hanin, l’échevin de l’Urbanisme. « Le projet de Notre Maison est toujours d’actualité et il fait état de la construction de 9 logements – contemporains mais adaptés au bâti existant - tout en réhabilitant la façade du presbytère. Malheureusement, on constate comme vous, qu’il a quelque peu été mis au frigo. Vous avez raison de dire que ça dure, mais si ça n’a plus bougé depuis des années, c’est en passe de l’être. Via le projet de Notre Maison ou un autre, si ça n’évolue pas. Des discussions sont d’ailleurs en cours pour le moment, mais on ne peut pas en dire à l’heure actuelle. Le dossier a en tout cas grandement besoin d’avancer car notre intention au sein de la commune est de protéger ce patrimoine. »

Renseignements pris auprès de Notre Maison, le dossier semble effectivement en attente. « Comme dans beaucoup d’autres cas de constructions de logements non-subsidiés – ce qui est le cas ici – il nous faut le feu vert de la société wallonne du logement pour le réaliser, explique Marc Vermaere, directeur immobilier à Notre Maison. Or pour le moment, ce n’est pas le cas. Comme l’ensemble des dossiers non subsidiés qui sont – temporairement ou non – reportés. »