Cameleon propose deux comptoirs de ventes privées à Genval et à Woluwe-Saint-Lambert, qui organisent des ventes réservées exclusivement à leurs membres. Deux lieux où ceux-ci peuvent trouver les plus grandes marques de vêtements ou de chaussures à des prix réduits tout en profitant de facilités souvent bienvenues : grand parking, garde d’enfants ou lieux de restauration.

Famous Clothes, la structure qui chapeaute les deux comptoirs privés, vient de faire aveu de faillite, a annoncé ce vendredi L’Écho sur son site internet.

L’entreprise, qui emploie encore 110 personnes, n’a pas été épargnée par la crise sanitaire. La deuxième vague de l’épidémie et les nouvelles mesures de confinement qui l’accompagnent semblent avoir été le coup de grâce.

Toujours selon nos confrères de L’Écho, Cameleon a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros. Les pertes s’élevaient à plus de 700 000 euros et la société fait face à un endettement de 7 millions d’euros.

“Tout le conseil d’administration est resté solidaire pour essayer de trouver une solution. Il y a encore de l’argent sur les comptes, mais cela ne suffirait pas à payer les dettes fiscales reportées. Nous sommes arrivés au moment où il faut constater que nous ne sommes plus capables. On aurait pu continuer à se battre, mais le deuxième confinement nous a mis devant nos responsabilités, a expliqué au journal économique Augustin Wigny, l’administrateur-délégué de la société.

Il restait encore un tout maigre espoir, comme l’a expliqué à nos confrères le médiateur d’entreprise Nicholas Ouchinsky, désigné par le conseil d’administration pour tenter un sauvetage de l’enseigne: “Il y a encore une chance de sauver le projet de relance par une nouvelle société si un autre investisseur providentiel sort du bois avant que la faillite ne soit actée.”

Le tribunal pour l’entreprise devra se prononcer dans les prochaines semaines. Le temps, peut-être, de trouver une solution qui pourrait sauver Cameleon.

LEF