Brabant wallon

Détenu ayant notamment écopé de 12 ans de prison en 2015, Kadir D. a été pincé deux fois en possession de stupéfiants alors qu’il se trouvait derrière les barreaux. La dernière fois, c’était le 19 mars dernier à Ittre, où une fouille de sa cellule a permis aux gardiens de retrouver plus de 20 grammes de cannabis.

Entendu suite à ces faits, il a expliqué qu’il fumait depuis très longtemps et qu’il avait profité d’une permission de sortie pour acheter ces stupéfiants.

En clair, il ne s’agissait pas d’un trafic à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire mais seulement d’une consommation personnelle… “Monsieur nous dit qu’il fume depuis très longtemps mais ça ne change rien : on ne peut pas admettre la consommation de drogue en prison !, avait tonné le ministère public à l’audience du tribunal correctionnel du Brabant wallon. Et on voit le casier judiciaire de l’intéressé, qui est particulièrement fourni.”

Du côté de la défense par contre, on a indiqué que le dossier montrait tout simplement au grand jour ce qui se passe au quotidien dans les prisons du Royaume. Le cannabis a des vertus apaisantes et les établissements pénitentiaires sont dans l’état que l’on sait. S’octroyer quelques moments d’oubli, dans ces conditions, est une solution qu’il faut remettre dans tout un contexte. Et de plaider pour une simple peine d’amende.

À suivre l’avocate de Kadir, son client avait d’ailleurs demandé au médecin qui le suit pour certains problèmes médicaux s’il pouvait fumer du cannabis. Et il a reçu le feu vert… “Le parcours de Monsieur est un peu compliqué : il a été lourdement condamné pour des faits qui ont fait parler d’eux dans la presse”, a encore glissé l’avocate.

Il est vrai que déjà poursuivi dans un dossier de viol collectif, son client était de ceux qui ont été sanctionnés dans le fameux dossier de l’incendie volontaire bouté de nuit au greffe, au palais de justice de Bruxelles en 2012.

Le tribunal a tranché cette semaine pour le dossier stups en prison : il inflige cinq mois d’emprisonnement ferme au prévenu.