Un habitant d’Incourt, consommateur de cannabis, en fournissait aussi…

En octobre 2013, la police d’Ottignies a interrogé une mineure d’âge après l’avoir retrouvée en possession de cannabis. La demoiselle a expliqué qu’elle se fournissait auprès d’un certain Alexandre dont elle ne savait pas grand-chose, mais elle a pu fournir son numéro de GSM.

Ce qui, souvent, n’aide pas les enquêteurs de manière déterminante : les dealers se servent de cartes de téléphone prépayées et changent très régulièrement de numéro.

Mais dans ce cas, les policiers n’ont pas dû chercher très longtemps : ce numéro de GSM leur avait été laissé auparavant par Alexandre en personne, pour être contacté après qu’il ait été victime d’un cambriolage.

Interrogé, le jeune homme a avoué qu’il dépannait certains de ses amis en cannabis depuis près de cinq ans, en précisant que tous les consommateurs font cela. Et que ce n’est pas une pratique régulière dans son chef.

Ce qui a manifestement convaincu le ministère public puisqu’une transaction a été proposée à l’Incourtois : 50 heures de travail d’intérêt général, et il aurait pu échapper à une comparution en correctionnelle.

Mais il n’a pas donné suite à cette proposition. Alexandre se retrouvait dès lors sur le banc des prévenus, hier en correctionnelle. "Je consommais mais j’ai arrêté depuis un petit temps déjà, a-t-il précisé. Et j’ai repris des études."

Son avocat a prolongé : en décrochage scolaire, son client s’est lancé dans la musique avec un pseudo faisant irrémédiablement penser aux stupéfiants. Il s’est aperçu que c’était une impasse : il a passé des examens, et a pu rentrer aujourd’hui à l’UCL.

Et des tests pratiqués récemment montrent qu’il ne consomme plus de cannabis. Le ministère public ne s’est pas opposé à une mesure de faveur. Jugement le 11 avril.