La cité administrative permettra de maintenir l’emploi, dit Vincent Scourneau

BRAINE-L’ALLEUD Actuellement, en comptant l’ensemble des services administratifs, plus les pompiers, les policiers, les enseignants et d’autres professionnels dépendant directement de la commune, Braine-l’Alleud emploie un petit millier de personnes. Soit la taille d’une belle entreprise… qui s’apprête à passer quelques années difficiles.

Pas de la faute des gestionnaires : le bourgmestre Vincent Scourneau, lors des vœux prononcés en présence du personnel communal, a indiqué que Braine était gouvernée avec une prudence qui a permis de constituer des réserves non négligeables, et d’afficher des finances plus que saine.

Mais la crise est là, les autres niveaux de pouvoir sont sous pression et doivent trouver des milliards d’euros. Et il y a fort à parier que les charges transférées vers les communes seront (encore) plus nombreuses à l’avenir.

Dans le même temps, celles-ci subiront des pertes de recettes à cause du moins bon rendement de l’impôt, et de la fonte des dividendes qui assuraient une certaine prospérité, notamment dans le domaine de l’énergie.

Où faire des économies ?

“Pas question d’équilibrer notre budget sur le dos du personnel : maintenir l’emploi a toujours été notre priorité, et nous nous engageons sur ce point” , a rassuré le maïeur.

Pour mieux asseoir une petite démonstration dont il mettait tous les éléments en place. Si on veut économiser, il faut regarder les frais de fonctionnement.

Actuellement, les services sont éparpillés sur six sites, alors qu’on pourrait les regrouper assez vite, et à moindre frais, dans un bâtiment de bureaux moderne, disponible et dont la commune sera bientôt propriétaire. “Ne dites plus le bâtiment Toyota, dites plutôt La Solution, ou L’Évidence” , a claironné Vincent Scourneau.

Pour lui, ce projet est crucial pour instaurer un travail en transversalité dans l’administration, ce qui générera des “économies colossales” .

Un peu chahuté ces derniers temps, le déplacement de la cité administrative serait donc aussi un enjeu en terme de maintien de l’emploi. Il ne restait plus au bourgmestre, orateur que l’on sait hors pair, qu’à rhabiller pour l’hiver (qui se fait rude) les détracteurs du projet. Ce sont des “kamikazes financiers” .



© La Dernière Heure 2013