Brabant wallon Certains riverains avancent déjà le spectre d’un nouveau recours

Après avoir été cassé, sur décision ministérielle, le projet immobilier du site du Boischamps, à Chastre, est à nouveau soumis à enquête publique. Mercredi dernier s’est tenue une réunion d’information publique, d’où certains riverains sont ressortis déçus. "On a quitté la réunion avec un sentiment de déception, précise Emmanuel Heuze. Par rapport au premier projet, rien n’a changé alors que les remarques que nous avions formulées avaient conduit à l’annulation du permis."

En réalité, c’est pour une question de procédure que le ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio, avait cassé le premier permis. "Mais il avait aussi indiqué que la commune devait prendre en compte les remarques formulées par les riverains. Chose qu’elle n’a pas faite puisque le nouveau projet est en tous points identique au premier."

Pour rappel, le projet, porté par la commune et la Régie foncière provinciale, est de construire 72 maisons et 38 appartements sur un terrain de 3,75 hectares. "Ce qui porte la densité à 30 logements par hectare. C’est énorme. D’autant plus que l’entrée du quartier devrait se faire par une petite rue inadaptée au flux de véhicules supplémentaires. Les promoteurs disent que les gens prendront le train (NdlR : la gare est à proximité). Mais c’est utopique. Pour aller à LLN, par exemple, il faut 10 minutes en voiture et 40 minutes en train !"

Et certains riverains d’avancer le spectre d’un nouveau recours. "Nous ne sommes pas opposés à ce que ce terrain soit loti. Mais avec une densité moindre et un aménagement de l’accès. Si la commune reste sur ses positions, nous resterons sur les nôtres. Si la commune maintient le projet tel quel, elle court le risque que le permis soit à nouveau cassé. Et au final tout le monde sera perdant. Nous, car on aura dépensé une énergie folle et eux car le projet sera retardé de plusieurs années."