Brabant wallon Le jeune Chaumontois vient de réaliser le grand chelem dans sa catégorie d’âge

Le jeune Chaumontois n’a encore que 11 ans mais il pourrait devenir l’une des futures sensations du sport belge : Hugo Duquaine suit les traces de Thomas Pieters ou de Nicolas Colsaerts, deux des plus grandes stars du golf belge. Le jeune garçon vient en effet de rendre une carte parfaite en remportant, dans la catégorie des moins de 12 ans, les trois plus grandes compétitions nationales belges : le championnat de Belgique, le Junior Tour et le Scapa Sports Kids Tour, pour lequel il reste pourtant encore une manche à concourir.

Une saison extraordinaire qui permet au jeune homme d’être classé numéro 1 belge dans sa catégorie et qui lui vaudra de fêter sa première sélection en équipe nationale en octobre prochain, face aux Pays-Bas.

Un talent qu’Hugo développe depuis l’âge de 7 ans. "Ses grands-parents jouent au golf de Rigenée (NdlR : à Villers-la-Ville), confie son père Olivier. Un jour, ils l’ont emmené avec lui et, pendant qu’ils étaient sur les greens, Hugo tapait ses premières balles sur un practice. Il a très vite accroché. Sept ans, c’est un bon âge pour commencer même si certains débutent bien plus tôt."

Très vite, Hugo prendra goût à ce sport, multipliera les entraînements et les compétitions. Au point d’atteindre le handicap 17.4 à la fin de la première année et d’aujourd’hui tout rafler sur son passage. "Quand j’ai commencé, j’ai tout de suite aimé, explique-t-il. Je m’amusais beaucoup. Je progressais vite et ça me donnait envie de jouer encore plus. J’ai d’ailleurs remporté la première compétition à laquelle j’ai participé."

S’il manque encore un peu de puissance vu son âge, il bat régulièrement des golfeurs plus âgés et expérimentés. Il parvient d’ailleurs à taper jusqu’à 250 mètres là où le professionnel américain Dustin Johnson peut quasiment atteindre les 400 mètres. "Le plus dur, c’est de bien frapper, précise Hugo. C’est plus important que la force. J’ai des amis plus forts que moi mais qui frappent moins loin."

Face à son talent , Hugo, la tête bien vissée sur ses épaules, rêve de devenir pro. "Mais nous avons un deal, confie son papa Olivier. Hugo peut faire du golf le mercredi après-midi, le vendredi après l’école, le week-end et durant les congés scolaires. Mais le principal reste les études. Il entre en 6e primaire à Martin V de Louvain-la-Neuve. Tant qu’il obtient de bonnes notes, il pourra jouer. Si la qualité de son travail scolaire baisse, on avisera. Mais il sait que s’il veut devenir pro, il doit sortir de secondaire à 18 ans."

Car l’une des meilleures voies d’accès au golf pro reste les championnats universitaires américains. "On sait qu’il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. C’est pour cela qu’on privilégie avant tout les études. C’est la priorité numéro une. À 18 ans, il sera ensuite libre de choisir sa voie."

Bien épaulé par son club et suivi par l’Association francophone de Golf (Afgolf) qu’il a intégrée dès l’âge de 10 ans et dont il est la plus jeune Elite, Hugo voyage régulièrement pour des compétitions en Europe. Il a récemment terminé dans le Top 15 de l’European Championship en Écosse, après avoir rêvé du podium après deux journées. Et partira bientôt pour jouer 2 grandes compétions internationales en France. "On essaie de le suivre mais ça a un coût certain et on doit parfois canaliser ses ardeurs. Il bénéficie de coaches professionnels, de coaching mental et même en nutrition. Car on ne s’en rend pas forcément compte mais le golf est un sport physique. Et puis c’est très tactique. Il faut calculer la force du vent, faire des calculs de pente. C’est très mathématique."

Aujourd’hui, Hugo affiche un handicap de 4.4 et espère marcher sur les traces de son idole, un certain Tiger Woods.