Brabant wallon La demande de permis unique a été refusée par le gouvernement wallon

Au moment de l’enquête publique qui s’était déroulée en février, le bourgmestre Luc Decorte, s’exprimant au nom du groupe Arc, n’avait guère laissé de doute sur la position que prendrait le collège communal de Chaumont-Gistoux sur le projet éolien entre Corroy-le-Grand et Libersart (Walhain). Et de fait : quelques jours plus tard, le collège communal rendait un avis défavorable sur le projet.

Luc Decorte et consorts avaient alors sorti plusieurs arguments de leurs chapeaux. Dont le fait que le cadre éolien de la Région ne prévoyait pas d’éoliennes à Chaumont, qu’il manquait l’avis de la Défense sur les conséquences que le projet aurait sur la base militaire de Beauvechain ou encore qu’aucune étude d’incidences n’avait été réalisée sur l’impact sanitaire potentiel pour l’être humain et notamment en raison de la proximité avec l’école de Corroy. "Le principe de précaution doit primer", confiait, en février, le bourgmestre chaumontois.

À l’inverse, la coopérative citoyenne Hesbénergie, impliquée dans le projet puisque deux éoliennes lui appartiendraient, était parvenue à récolter 430 courriers favorables au projet.

Il y a quelques jours, les édiles chaumontois et les riverains opposés au projet ont pu savourer une petite victoire : les fonctionnaires technique et délégué de la Région wallonne ont décidé de refuser le permis unique à Engie-Electrabel.

Ce qui ne signifie pas pour autant que le projet est définitivement recalé. Un recours par le promoteur éolien peut toujours être tenté auprès du ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire, Carlo Di Antonio.

Pour rappel, le projet consistait en l’érection d’éoliennes en deux rangées de cinq mâts à l’ouest de l’autoroute E411, pour un montant total estimé à près de 40 millions d’euros. Des engins s’élevant jusqu’à 130 mètres de haut qui devraient produire la consommation annuelle de 16.000 ménages. Soit bien plus que les communes de Chaumont-Gistoux et Walhain réunies.