Brabant wallon Le groupe Engie-Electrabel compte défendre son projet jusqu’au bout

À la fin du mois de mai dernier, les habitants de Corroy-le-Grand (Chaumont-Gistoux) et Libersart (Walhain) avaient poussé un grand ouf de soulagement au moment d’apprendre que le projet éolien, porté par le groupe Engie-Electrabel et soutenu par l’ASBL Hesbénergie, avait été rejeté upar des fonctionnaires technique et délégué de la Région wallonne.

Pour rappel, le projet consistait en la construction d’éoliennes en deux rangées de cinq mâts à l’ouest de l’autoroute E411, pour un montant total de près de 40 millions d’euros. Des engins s’élevant jusqu’à 130 m de haut qui devraient produire la consommation annuelle de 16.000 ménages. Soit bien plus que les communes de Chaumont-Gistoux et Walhain réunies.

Les fonctionnaires technique et délégué avaient suivi les arguments de la commune qui s’était positionnée contre le projet en émettant toute une série d’arguments défavorables. On se souvient que, lors de l’enquête publique se déroulant au mois de février, le bourgmestre Luc Decorte, s’exprimant au nom du groupe Arc, n’avait guère laissé planer de doute sur la décision qui serait prise par le collège quelques jours plus tard. "Le cadre éolien de la Région ne prévoit pas d’éoliennes à Chaumont, avait indiqué le bourgmestre chaumontois. Ensuite, il manque l’avis de la Défense sur l’impact que le projet aurait sur la base militaire de Beauvechain."

Parmi les autres arguments évoqués, on retrouvait "le manque de transparence" de la procédure qui imposait que la demande de permis soit introduite dans les deux communes de Chaumont-Gistoux et de Walhain alors que c’était aux fonctionnaires technique et délégué de la Région de décider. Et surtout le fait que certaines éoliennes se trouvaient à proximité de l’école de Corroy. "Le bien-être des citoyens prime sur les rentrées financières potentielles, clame le bourgmestre. À partir du moment où le clair n’est pas fait sur les incidences sur la santé, le principe de précaution prévaut."

A contrario, l’ASBL Hesbénergie, qui devrait gérer deux des éoliennes, était parvenue à récolter près de 430 signatures favorables au projet éolien.

Désormais, c’est au ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire Carlo Di Antonio que reviendra la décision d’accorder ou non le précieux sésame pour la construction des éoliennes.