Le projet d’extension de LLN au-delà de l’E411 est recalé par le ministre Henry

CHAUMONT-GISTOUX Après la sortie du fonctionnaire délégué de la Région wallonne, Christian Radelet, en début de semaine, le projet de Chaumont-le-Neuf – un lotissement de 400 logements à proximité de LLN – était clairement remis en question.

Christian Radelet estimait en effet que “modifier le plan de secteur, sacrifier des paysages et des terres agricoles pour créer 400 logements dont – les statistiques le prouvent – seulement 50 seront habités par des utilisateurs du RER” n’avait aucun sens.

Car au départ, le dossier, lancé lors de la précédente législature par le ministre André Antoine, avait pour objectif de valoriser les abords de la future gare RER et favoriser ainsi l’utilisation de transports en commun. Mais surtout, c’était l’occasion rêvée pour solutionner le manque d’espace dédié à l’habitat dans la cité universitaire en transformant, en terres urbanisables, des terres agricoles, situées de l’autre côté de l’autoroute E411.

Désormais, on peut carrément jeter le dossier aux oubliettes. Le nouveau ministre de l’Aménagement du territoire, Philippe Henry, n’y est pas favorable. Il compte demander un complément d’enquête permettant d’identifier d’autres terrains où l’habitat est possible à Louvain-la-Neuve.

Tout comme Christian Radelet, Philippe Henry estime que construire ces logements de l’autre côté de l’autoroute E 411 n’est pas la meilleure solution et que d’autres pistes doivent être envisagées. L’objectif serait alors d’utiliser les terrains les plus proches de la gare RER.

Le bourgmestre de Chaumont-Gistoux, lui, a accueilli la nouvelle d’un très bon œil. “On ne va certainement pas bouder notre plaisir , commente Luc Decorte. Cela signifie que les remarques du collège n’étaient pas sans fondement. Notre objectif n’est pas de faire dormir les gens à Chaumont mais de les y faire vivre.”

Selon le maïeur, les Néochaumontois auraient été réfrenés à l’idée de rejoindre LLN à cause de la barrière E411-N4. Et la majorité des nouveaux habitants auraient été Bruxellois. “Cela n’aurait pas réglé le problème de la pression foncière. Bien sûr, on aurait pu jouer les hypocrites et défendre le projet en sachant que l’on toucherait plus d’impôts. Mais cela n’est pas notre philosophie.

Dès les prémisses du dossier, il avait fait part de ses inquiétudes. “Quand je suis arrivé au pouvoir, les équipements communautaires n’étaient pas adaptés à la commune, notamment dans le domaine de l’accueil de l’enfance. J’ai donc mis un frein à la croissance démographique galopante. Ce n’était certainement pas pour accepter Chaumont-le-Neuf aujourd’hui.”

La révision du plan de secteur va toutefois se poursuivre. Dans le futur, la zone concernée pourrait accueillir des infrastructures communautaires ou un parc d’activité économique.

L’UCL, quant à elle, doit se chercher un nouveau terrain pour construire ces logements.



© La Dernière Heure 2009