Il y a un peu moins d’un mois, en avril, un barrage flottant avait été placé sur la Dyle à hauteur du Quai du Trompette, à Wavre. Resté en place pendant cinq semaines, il avait permis de mettre en évidence le comportement incivique de certains même si le bilan dressé à l’époque par l’échevin de l’Environnement, Luc Gillard, était plutôt positif. “On a récolté à peu près la même quantité de déchets que les dernières années, alors que le barrage est resté trois semaines de plus. On peut s’en réjouir, ça veut dire que l’information fonctionne. On sent que les gens sont plus sensibles à l’environnement. Il reste des incivilités mais on a quand même l’impression que ça diminue”, expliquait-il.

Malgré ce constat positif, du côté d’Ecolo, et plus particulièrement dans le chef de Christophe Lejeune, on se montre inquiet par cette problématique qui reste malgré tout dans l’actualité. Et de pointer un problème bien particulier à la cité du Maca. “Un marché public a été lancé pour élaborer divers projets de voiries et égouttages de cours d’eau de Wavre. Dans le cahier des charges, il est fait état de séparer les eaux usées des riverains des eaux du “Sillon”, petit cours d’eau naturel qui prend sa source à Limal avant de se jeter tour à tour dans le Martineau et puis dans la Dyle, explique-t-il. Il est surprenant d’apprendre qu’en 2021, il existe encore dans la commune des habitations qui ne sont pas reliées au tout-à-l’égout. Il est tout aussi surprenant de lire qu’en 2021, lorsqu’on fait des travaux à ce niveau-là, c’est pour canaliser temporairement les eaux usées afin de les remettre plus loin dans de l’eau douce, là où ça ne dérange personne !”

L’Écologiste rappelle également qu’il y a quelques années, l’InBW avait lancé un cadastre des égouts sur le territoire de la province. “Il ne faut pas que ce cadastre devienne un travail inutile. L’échevin des Travaux, Paul Brasseur, admet en même temps que la crèche de l’île aux Trésors, gérée par la commune, déverse directement ses eaux usées dans la Dyle, mais promet que les travaux débuteront en juillet ou en août.”

Et d’également pointer la conclusion de l’échevin de l’Environnement, Luc Gillard. “Il explique qu’il est difficile d’évaluer les points noirs où les rejets sauvages existent encore. Faut-il ne rien faire car la tâche est “difficile” ? L’argument est bien faible. Il est urgent que, quelle que soit la “difficulté” de la tâche, des réponses soient apportées et que le cadastre des égouts permette de lister les points de rejet des eaux usées et de les faire supprimer. Afin que l’on mette fin à une source sournoise de pollution et que la nature retrouve ses droits dans nos cours d’eau”, conclut Christophe Lejeune qui attend à présent des réponses à ses questions : à savoir notamment quels sont les endroits où les égouts sont susceptibles de continuer de polluer les cours d’eau ou encore quelles sont les mesures qui seront prises afin de supprimer ces déversements dans le chef des autorités communales.