Le 1er mars, rue du Soldat Fernand Charles, Pavel devait remplacer le poteau électrique "8". Pour une raison qui restera à jamais inconnue, il décida de s’occuper du poteau "5" qui devait aussi être remplacé, mais ultérieurement. Le drame se noua : Il fit une chute mortelle.

La justice tente alors d’établir la ou les responsabilités et de sanctionner le ou les responsables.

Sur le banc des accusés, une société nivelloise ainsi que son administrateur délégué, lequel s’est défendu comme un beau diable des préventions retenues à leur encontre. La plus importante est celle d’homicide involontaire, que l’auditeur abandonne en cours d’audience.

Les contrôleurs de l’auditorat du travail constatèrent que l’intéressé n’avait pas enfilé ses gants isolants, n’avait pas mis sa visière et, surtout, ne s’était pas attaché au harnais.

S’appuyant sur la loi du 4 août 1996 qui édicte que les hommes ne sont pas en mesure de veiller à leur propre sécurité, l’auditeur considéra que l’employeur avait l’obligation de s’en occuper. Il ne l’a pas fait car il n’a pas donné d’instructions écrites comme la loi l’y oblige.

L’administrateur délégué répondit qu’il y a une différence entre l’esprit de la loi et la réalité du terrain où les ordres sont oraux. La société n’est pas responsable si son ouvrier a fait fi des obligations qu’il connaissait. Une double peine d’amende a été requise. Le jugement sera rendu le 5 avril.