Les autorités aclotes ont tenu à célébrer officiellement la fin de la guerre vendredi.

Les rassemblements restent interdits mais, à Nivelles, les autorités communales ont pris leurs renseignements et ont organisé une petite cérémonie, vendredi, pour commémorer la fin de la guerre.

" J’ai un peu insisté, confesse le bourgmestre Pierre Huart. Mais, comme pour les enterrements, les règles autorisent la participation de 15 personnes, il me semblait cohérent de pouvoir réunir aussi 15 personnes, en respectant les distances de sécurité, pour rendre hommage à ceux qui se sont battus et ceux qui sont morts pour nous ."

De fait, les participants aux deux dépôts de fleurs au cimetière de Nivelles et sur l’esplanade du Souvenir n’étaient pas plus de 15. Un seul représentant pour la police, un pour la Défense, un pour les pompiers, un pour les anciens combattants et les membres du collège.

Pas de réception non plus, et un discours limité à quelques minutes pour expliquer la démarche. Toute la journée, le carillon de la collégiale a joué des extraits de La Brabançonne pour marquer les heures, et il est prévu qu’il la propose plus longuement à 20 heures, au moment de remercier les soignants et les personnes en première ligne durant cette crise.

Le bourgmestre aclot se refuse à faire le parallèle entre la crise actuelle et la Seconde Guerre mondiale.

" On l’entend souvent, notamment en parlant des files devant les magasins. Je trouve ça indécent, glisse le maïeur. La guerre, ce sont des armées qui se sont affrontées, cinq ans d’angoisse pour la population, des gens déportés… Ici, on parle de 50 jours de confinement, ça n’a rien de comparable ! "