Au conseil provincial de jeudi, les conseillers Colette Prévost (Ecolo) et Benjamin Goes (CDH) ont interpellé le collège à propos de l’article paru le 22 octobre dernier dans l’hebdomadaire Le Vif/L’Express.

Les verts se sont dits extrêmement inquiets vu la nature des faits évoqués dans l’article, s’agissant de suspicions d’abus de pouvoir, de règles de marché public bafouées en lien avec les activités du château d’Hélécine et de conflit d’intérêts dans le chef de la directrice générale de la Province. Ils voulaient notamment s’assurer que le collège coopérera à la procédure diligentée par la Région, et communiquera les résultats.

Benjamin Goes, lui, a suggéré à la Province de saisir la Cour des comptes pour l’accompagner dans le partenariat public-privé mis en place pour l’exploitation du château d’Hélécine, afin de ne plus prêter le flanc à la critique.

Se disant particulièrement heurté par l’article du Vif, Tanguy Stuckens, désormais président du collège provincial, a répété l’attachement du collège au principe de bonne gouvernance et de transparence dans le fonctionnement des institutions publiques. Il a précisé qu’il entendait répondre point par point aux allégations, tant vis-à-vis de la Région wallonne que du conseil provincial.

" Le collège provincial entend évidemment faire preuve de la plus absolue des transparences dans le cadre de l’enquête régionale, a-t-il ajouté. Il répondra à toute question qui lui serait posée, il a d’ailleurs spontanément communiqué dès ce 28 octobre un dossier complet au service chargé de l’enquête. "

Une réunion des chefs de groupe a déjà été organisée pour parcourir le dossier, et le président du collège provincial s’est engagé à ce que les résultats de l’enquête soient communiqués au conseil.

" En l’état actuel du dossier, le collège n’aperçoit rien qui pousse à mettre en cause la validité des procédures ou l’intégrité des agents, a encore affirmé Tanguy Stuckens. Nous avons confiance en nos agents. Nous entendons faire la lumière sur les éléments du dossier pour rétablir l’honneur de notre institution publique et des personnes mises en cause. "