Réunie en trop grand nombre, une famille waterlootoise a été interpellée vendredi dernier pour non-respect des mesures sanitaires en vigueur. Le contrôle a cependant dégénéré et a fini dans la violence entre les membres de la famille et les policiers.

Des images de l'incident avaient alors rapidement fait le tour des réseaux sociaux, et la famille avait dénoncé une réponse "disproportionnée des forces de l'ordre" à la situation.

Aujourd'hui, la vidéo déjà diffusée par Sudinfo il y a quelques jours, est revenue au premier plan après avoir été partagée sur les réseaux sociaux. Elle met en lumière les circonstances de cette altercation. Celle-ci montre en effet que le premier coup aurait été porté par la mère de famille, ce qui confirmerait la version de policiers.

"C’est leur travail. Stop. Val a foutu une tarte à un collègue", s'exclame une fille présente à l'adresse de celle qui filme, qui lui répond: "Ce n'est pas une raison pour la foutre en sang".

Un policier réagit alors à son tour. “Ce n’est pas une raison pour qu'on frappe un collègue", ajoutant que les propriétaires des lieux menaient tout le monde en bateau pour permettre à certains jeunes d'aller se cacher.

Un peu plus loin dans la vidéo, on entend des jeunes filles s'étonner. "Vous tabassez une mère devant la fille mineure de 11 ans parce qu’elle a mis une petite baffe ?"

Les propos échangés sur ces images semblent ainsi donner raison à la version fournie par la police qui indiquait que des coups volontaires avaient été portés sur les policiers.

Le père de famille conteste la baffe et maintient la version de la famille

Suite à la diffusion de la vidéo complète de l'altercation, le père de la famille a réagi au micro de Bel RTL ce matin. Il confirme sa version des faits: "Aujourd'hui, nous sommes dans une situation totalement incroyable avec une portée internationale. Beaucoup de personnes essayent de nous salir. Mon but est que ma famille ne soit pas salie et que justice soit faite. Aujourd'hui, on considère qu'on a été victime d'une bavure, d'un abus de pouvoir ou d'un effet de meute, je ne sais même pas comment l'expliquer", raconte-t-il.

"Une reconnaissance de quoi ? Ce n'est pas ma femme qui parle, ce n'est pas moi qui parle. Les victimes c'est nous, ce n'est pas la police. Il n'y a pas de baffe", maintient-il.