Brabant wallon Rien d’illégal dans la destruction de quelques corvidés pour effaroucher les autres.

Nous avons relayé, il y a quelques jours dans ces colonnes, l’indignation de certains Villersois après avoir trouvé, du côté de la plaine de Chassart, des corneilles mortes pendues au bout de fer à béton. Les oiseaux avaient été tués puis pendus pour servir d’épouvantails afin de chasser efficacement leurs congénères tentés par les graines récemment plantées dans les champs. "Pratiques d’un autre âge" , dénonçaient certains sur les réseaux sociaux tandis que la commune renvoyait vers le département de la Nature et des Forêts, qui dépend de la Région wallonne et est susceptible de délivrer des autorisations de destructions des corvidés.

Vérifications faites, ces autorisations ont bien été délivrées pour les champs concernés et il n’y a donc rien d’illégal dans le procédé utilisé. "Considérant que la demande vise à détruire des corbeaux freux et des choucas des tours pour prévenir des dommages importants à des parcelles d’expérimentation agricole, que les risques de dommage sont réels […], que les dégâts provoqués aux essais sont établis et se chiffrent à plusieurs milliers d’euros", précise notamment la motivation des autorisations accordées par le Service public de Wallonie.

Ces autorisations couvrent tant la destruction de quelques oiseaux que l’exposition des cadavres pour effaroucher les autres. En précisant certaines conditions dont le nombre d’oiseaux qui peuvent faire l’objet d’un tir létal - pas question de les tuer avec un autre procédé que le fusil de chasse tenu par un détenteur d’un permis - et leur espèce. L’idée est de permettre de tirer quelques exemplaires d’une espèce qui n’est pas en danger, pour préserver les autres oiseaux…