Alors que le débat fait rage, la Ville estime que ça peut freiner la propagation du virus.

C’est une communication inédite de la part d’autorités communales depuis le début de la crise du coronavirus dans notre pays. La Ville de Wavre a indiqué lundi dans un communiqué qu’elle “encourage vivement” à ses habitants de porter un masque lors de déplacements nécessaires, particulièrement pour aller faire leurs courses.

Alors que le débat fait rage entre les représentants des autorités fédérales qui assurent que ce n’est pas nécessaire, surtout en raison de la pénurie, et des virologues qui soutiennent l’inverse, la Ville a tranché. Ce sont la bourgmestre Françoise Pigeolet, l’échevin de la Santé Gilles Agosti, par ailleurs infirmier urgentiste à la clinique Saint-Pierre à Ottignies, et le conseiller communal et cardiologue Vincent Hoang qui sont à l’origine de la communication.

“Si on veut vite pouvoir retrouver une vie normale, je pense que le port du masque peut devenir la norme, estime l’échevin. Le monde médical est divisé mais les experts belges disent que c’est quelque chose de positif. On est deux soignants et on sait que c’est une mesure qui ne peut être que positive. On mettra plusieurs mois avant de trouver un vaccin, le déconfinement se fera de manière progressive. Le port du masque peut permettre d’endiguer le virus. C’est déjà une barrière à postillons.”

Mais les autorités communales wavriennes signalent qu’en raison de la pénurie actuelle, “les masques de type chirurgical et de type FFP2 doivent être prioritairement réservés aux professionnels de la santé et aux personnes les plus exposées”. Elles recommandent donc de confectionner des masques alternatifs et renvoient vers le tutoriel du SPF Santé publique, disponible en ligne.

L’échevin ajoute enfin qu’il s’agit là d’une mesure complémentaire aux autres mesures d’hygiène comme le lavage régulier des mains et la distanciation sociale. Il met aussi en garde contre la mauvaise utilisation de masques. “Ça peut être un faux ami s’il n’est pas porté correctement, les conséquences peuvent être dangereuses”, conclut Gilles Agosti, renvoyant vers les ressources en ligne.