Brabant wallon 150 personnes étaient présentes à la réunion d’information à l’école de Corroy-le-Grand

Elle était attendue avec impatience par les habitants, les responsables de Engie ainsi que le bureau d’étude et les autorités communales ne se sont pas débinées. La réunion d’information pour le projet éolien de Corroy s’est donc tenue devant une assistance d’environ 150 personnes. “ Je m’attendais à un peu plus de monde , confie le bourgmestre Luc Decorte qui ressort satisfait de la soirée. Pas de moments houleux même si les débats ont été assez animés vu le contexte.

Les discussions ont mené au code éolien envisagé mais jamais approuvé par le gouvernement wallon. “Il n’est donc pas contraignant”, précise le bourgmestre. Pas faux, mais voilà, il est utilisé (ou pas) en fonction de ce qui arrange l’une ou l’autre partie qui, vous l’aurez deviné, n’est pas sur la même longueur d’ondes !

Ainsi, lors du débat sur les nuisances sonores, le bureau d’étude se base sur la norme de 40 alors que de nombreuses études tendent à prouver que 35 seraient plus acceptables. “Le code éolien prévoit 40,” rétorque-t-on du côté du bureau d’étude… Cette donne ne plaît absolument pas aux riverains.

Pour tenter de se justifier , du côté du bureau d’étude, on évoque le fait que l’autoroute E411 voisine génère plus de bruit, ce qui n’a pas l’air de plaire aux habitants. Une donnée importante qui semble-t-il a échappé à tous les interlocuteurs est le dossier d’extension des sablières dont une des compensations prévoit un mur anti-bruit le long de l’autoroute à cet endroit. “S’il est construit, il est certain que le bruit des éoliennes prendra le pas sur celui de l’E411...” déplore Luc Decorte.

Pour rappel, Engie, plus connue chez nous sous le nom d’Electrabel, propose un projet éolien initial de 13 mâts qui a été réduit à 10 (5+5); la troisième rangée, la plus proche de la zone Natura 2000, ayant été supprimée.