En novembre 2019, le conseil communal de Court-Saint-Étienne approuvait l’achat de trois terrains sur le site baptisé "Henricot II", pour un montant de 2,235 millions d’euros, avec un subside wallon de 1,3 million. L’objectif était ainsi d’entamer la seconde phase du projet Court Village, en revendant ces parcelles au promoteur Equilis.

Interpellé par le groupe Oxygène (opposition), le Service public de Wallonie avait annulé en mars l’acquisition des terrains par la commune, estimant dans un courrier que l’échevin des Finances "ne pouvait pas, en tant que membre du collège communal, intervenir dans ce dossier comme notaire". On rappellera toutefois que cette remarque ne figurait pas dans l'arrêté d'annulation adressé à la commune, qui invoquait surtout l'absence d'estimation des coûts de dépollution.

Jeudi dernier, le dossier est revenu sur la table du conseil communal. Les conseillers étaient à nouveau invités à approuver le mandat au collège communal pour négocier avec les propriétaires des parcelles concernées. Le bourgmestre Michael Goblet a précisé que dans cette seconde offre, le promoteur s’engage à racheter les terrains au prix auquel la commune les achètera et à dépolluer le site sans limite de budget, contrairement à la première offre.

À la question d’Ecolo de savoir pourquoi la commune intervenait dans l’acquisition des terrains, le bourgmestre a répondu qu’il était fondamental de garder la maîtrise foncière du site, au cas où Equilis abandonnerait son projet. Le groupe Oxygène a estimé quant à lui que "tous les éléments qui ont conduit à une annulation de la vente par la tutelle sont toujours d’actualité" et a fait savoir qu’il réintroduirait un recours. Maryline Charlier (Oxygène) a voté contre et Michel Tricot (Ecolo) s’est abstenu.