Trente mois avec sursis partiel, 10 000 euros d’amende et une interdiction professionnelle.

En mai 2018, la police a reçu une information selon laquelle un homme qui avait repris un café à Jodoigne était un important dealer de cocaïne. Une enquête d’abord basée sur la téléphonie a montré que le suspect était effectivement en contact avec pas mal de toxicomanes notoires. Une perquisition menée le 25 octobre sur les lieux a permis de saisir plus de 5 000 euros, de la cocaïne et un plant de cannabis.

Des auditions de ses clients supposés ont confirmé qu’on vendait de la cocaïne dans ce café et qu’il s’agissait d’un fait très connu dans le milieu. L’ancienne gérante, qui travaillait encore sur place tous les jours, consommait elle aussi, à l’occasion, avec le nouveau patron et des clients. Une partie de l’argent qui avait permis le rachat de l’établissement venait d’ailleurs de la vente de stupéfiants…

Le tribunal correctionnel a rendu son jugement mardi dans ce dossier. Il souligne notamment la gravité et la longueur de la période infractionnelle, ainsi que les antécédents judiciaires du patron de café.

Il écope dès lors de 30 mois de prison assortis d’un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive déjà subie, ainsi que d’une amende de 10 000 euros avec un sursis pour la moitié. Un montant total d’un peu plus de 20 000 euros lui est confisqué et le tribunal ordonne à son encontre une interdiction de tenir un débit de boissons durant dix ans.

L’ex-gérante , elle, est condamnée à dix mois de prison avec sursis total et à une amende de 8 000 euros avec un sursis pour ce qui excède 2 000 euros. Elle subit une interdiction professionnelle de trois ans.