En 2020, les procès-verbaux dressés par les policiers de la zone Nivelles-Genappe en matière de stupéfiants ont augmenté : les faits de détention sont passés de 210 à 226 en un an, ceux qui concernent l’usage ont plus que doublé (de 11 à 25), et les P.-V. pour importation passent de 14 à 21.

Plusieurs explications sont avancées. Ainsi, il y avait moins de monde et moins de mouvements, et les patrouilles qui sillonnaient le territoire des deux communes ont pu repérer plus facilement des manèges suspects ou de la consommation en rue.

L’été dernier, la police locale a également dû faire face à l’arrivée dans le centre de Nivelles de membres de bandes urbaines, venant de l’extérieur pour développer un commerce illégal.

" Afin d’enrayer au plus vite cette problématique et éviter une installation définitive, nous avons effectué des observations et organisé des patrouilles pour identifier les vendeurs et les consommateurs, explique le rapport d’activités. Ce travail a permis d’identifier plusieurs cibles et ramifications, de comprendre certains de leurs fonctionnements et d’être plus efficaces lors de la mise en place de notre dispositif d’intervention. C’est ainsi que 18 personnes, consommateurs et revendeurs, ont pu être interpellées ."

Autre phénomène lié aux stupéfiants, les "largages" de balles de tennis voire de pommes de terre farcies de drogue dans la cour de la prison, depuis les environs de l’établissement, la plateforme RER ou les toits des bâtiments voisins.

Des patrouilles sont passées très souvent par là pour mettre fin à ce genre d’agissements et ils semblent diminuer. Ils étaient sans doute aussi liés à la limitation des visites pour les détenus, à certains moments de l’année. Ce qui a obligé les fournisseurs et les consommateurs à choisir d’autres moyens pour faire rentrer des stupéfiants à l’intérieur de la prison…