Brabant wallon Accusé de tentative d’incendie volontaire, un Nivellois affirme s’être arrêté à temps…

Dans la nuit du 18 au 19 mai dernier, un couple s’est disputé lors d’une soirée organisée à Baulers. Ils occupent un logement situé au-dessus d’un café de la Grand-Place et sont rentrés séparément. Comme l’ambiance ne semblait pas se réchauffer, Madame s’en est allée dormir chez sa mère, laissant son compagnon dans l’appartement avec les enfants.

Vers 3 h du matin, il a envoyé un SMS indiquant "Viens direct" mais elle ne s’est pas exécutée. Lorsqu’elle a fini par revenir, plus tard dans la nuit, il y avait pas mal de personnes sur place, et les enfants étaient à l’extérieur. La police et les pompiers avaient été appelés par des témoins.

Rien de grave, heureusement, mais l’affaire aurait pu très mal tourner. L’homme, ivre et en colère, avait déversé un bidon d’essence à l’intérieur du café. Un peu près du bar, puis au milieu de la salle ainsi que près de la porte d’entrée.

Des clients habitués des lieux avaient vu de la lumière et reconnaissant l’homme, ils lui avaient demandé de rouvrir pour prendre un dernier verre, malgré l’heure tardive. Il les a laissés rentrer bien qu’il n’était pas très enthousiaste. Et lorsqu’ils se sont étonnés de la forte odeur d’essence qui régnait à l’intérieur, le gaillard a inventé une fumeuse histoire de mobylette… que le petit groupe n’a pas vraiment cru.

Il y avait du bruit à l’étage et ces habitués ont demandé s’il y avait quelqu’un. Le Nivellois a répondu que seul le chien était présent mais tout en appelant les secours, les fêtards sont montés pour vérifier… et ils ont trouvé les enfants qu’ils ont tout de suite pris en charge.

L’homme se retrouvait hier sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel, accusé de tentative d’incendie. Pour le substitut, c’est l’intervention des tiers qui a permis d’éviter un drame et les faits sont d’une extrême gravité. Une peine de trente mois d’emprisonnement a été requise.

La défense, elle, estime que le Nivellois a compris qu’il faisait une énorme erreur après avoir déversé l’essence. Il a renoncé à mettre le feu, et a même laissé rentrer des clients. C’est donc qu’il a arrêté de son plein gré avant de passer à l’acte, et il doit être acquitté. Jugement le 20 novembre.