L’ambiance entre l’Acat et la Ville de Tubize n’est pas au beau fixe et ce n’est pas neuf. Mais la problématique s’est invitée lors du dernier conseil communal au moment d’attribuer les subsides aux deux associations de commerçants de la cité du Betchard : l’ICT et l’Acat donc, qui ont chacune reçu 10 000 €. “C’est bien d’avoir deux associations car cela crée une diversité mais une seule serait peut-être mieux même si je ne juge pas de l’opportunité de lier ces deux associations”, note Mourad Abdelali, l’échevin du Commerce.

Si le temps passe, les tensions, elles, ne se sont pas apaisées et le dernier acte s’est joué il y a quelques jours après l’introduction d’une demande pour organiser un week-end gastronomique les 26 et 27 juin prochains. Une demande rentrée un peu tardivement. “Une demande a bien été introduite. Elle a été analysée mais les demandes doivent être rentrées un mois avant l’événement, ce qui n’est pas le cas. Ma porte est toujours ouverte mais il faut respecter les procédures en place.”

Samuel D’Orazio (MR) s’est interrogé sur la manière d’attribuer les montants aux deux associations, soupçonnant du favoritisme. “On a une association qui a fait une demande pour obtenir 17 500 euros de subsides et qui en reçoit 10 000. Et de l’autre côté, l’autre association qui en demande 8 000 mais qui en reçoit 10 000 aussi. Vous comprendrez que c’est difficilement compréhensible. Quel est le critère objectif qui explique que l’un reçoit plus que ce qu’il demande et que l’autre reçoit moins ?”

Une accusation balayée par Mourad Abdelali. “Il n’y a aucune discrimination. De plus, il faut savoir que pour l’une de ces deux associations, à peine nous avions reçu leur demande qu’il y avait déjà des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux. Vous avouerez que c’est un peu maladroit au niveau de la communication avec une approche un peu bulldozer. C’est une approche que je ne partage pas mais il n’y a aucune différence de traitement entre les deux associations.”

Et Lyseline Louvigny (MR) d’avancer une proposition pour l’avenir. “Pourquoi ne pas travailler autour d’un projet et ensuite voir qui a le meilleur ? On pourrait fonctionner sous forme d’appel d’offres plutôt que de donner à tout le monde et de se retrouver avec deux événements identiques à la même période !”

Une idée à creuser même si on dirait bien que le fossé entre l’Acat et la Ville semble de plus en plus profond.