Des bouteilles en plastique, des canettes, des branchages et même des bidons d’essence… Il y a eu pas mal de "belles" prises dans le barrage flottant placé sur la Dyle à hauteur du Quai du Trompette, à Wavre. Le barrage est resté en place cinq semaines et a permis de retenir les déchets qui voguent sur le cours d’eau, jetés par quelques irréductibles inciviques. Les ouvriers communaux se sont chargés d’évacuer les déchets à l’aide d’une grande pince déployée depuis un camion.

Le constat est toutefois encourageant : il y a de moins en moins de déchets retenus chaque année au cours de cette opération de sensibilisation menée par la Ville et par le Contrat de rivière Dyle-Gette. "On a récolté à peu près la même quantité de déchets que les dernières années, alors que le barrage est resté trois semaines de plus, observe Luc Gillard, échevin de l’Environnement. On peut s’en réjouir, ça veut dire que l’information fonctionne. On sent que les gens sont plus sensibles à l’environnement. Il reste des incivilités mais on a quand même l’impression que ça diminue."

Et l’échevin de la Propreté publique de rappeler que ces petits déchets accumulés représentent une réelle menace pour l’environnement. "Les déchets s’accumulent dans les océans, ce sont des millions de tonnes par an, rappelle Paul Brasseur. On estime que 80 % des déchets qui arrivent dans les océans proviennent de nos cours d’eau, donc on a chacun notre responsabilité et notre rôle à jouer."

Si l’on constate une diminution du nombre de ces déchets visibles en surface, les rivières restent néanmoins touchées par des polluants liquides, tout aussi dangereux pour l’environnement. "Il y a aussi des déchets insidieux, comme les mégots. On retrouve aussi des liquides, des produits toxiques issus des cigarettes et des pesticides. Le phénomène est encore aggravé par la sécheresse qui fait baisser le niveau du cours d’eau et augmente la concentration de ces substances toxiques", conclut Paul Brasseur.