Depuis le début de cet épineux dossier de mauvaises pratiques mises à jour au sein de l’ASBL Waterloo Sports à la suite d’un audit commandité par les autorités communales, l’opposition (Ecolo et MVW) voulait que le dossier soit publiquement débattu, notamment afin que le collège défende les intérêts des Waterlootois devant la justice.

Et ce débat, il a eu lieu ce lundi lors du conseil communal mais pour la bourgmestre, cette médiatisation pourrait avoir des répercussions négatives pour la cité du Lion. "Il faut savoir qu’un audit n’est pas un jugement rendu par le tribunal et que la présomption d’innocence est de rigueur, lance Florence Reuter. Notre avocat avait expliqué que la commune avait plus à perdre qu’à gagner en agissant au civil. Vu la complexité des mécanismes de fraude mis en œuvre, il faudrait un audit d’une société spécialisée approfondi qui engendrerait des frais d’au moins 25 000 €."

Et de revenir à cette "joute" en public qu’elle voulait éviter. "Ce débat public pourrait servir la partie adverse qui pourrait estimer que son honneur a été sali. Nous avions déjà attiré votre attention sur ce point mais vous avez souhaité médiatiser votre action de porter le dossier au parquet. Cela aura déjà un effet négatif en poussant la personne concernée vers une procédure civile là où, depuis des mois, par contrainte d’un volet pénal, elle était restée sans action."

Et de conclure : "Je comprends votre volonté de bien faire mais je pense que même si vous avez fait preuve de bonne foi, vous avez emprunté le mauvais chemin qui pourrait conduire au but inverse de celui que vous poursuivez."