Les aménagements ne plaisent ni aux riverains ni aux automobilistes

GREZ-DOICEAU À tout problème existe une solution. Encore faut-il trouver celle qui sera la plus appropriée. Depuis des années, les habitants de Doiceau, avenue Comte Gérard d’Ursel, se plaignent. En cause, la vitesse excessive des usagers. Sur base de l’expérience déjà mise sur pied à Hèze et au Stampia, les autorités communales ont donc veillé à disposer des chicanes.

Ce dispositif a été étudié avec l’aide de spécialistes de la sécurité routière. Cependant, entre la théorie et la pratique, il peut parfois y avoir un fossé. C’est le cas à Doiceau, où les habitants râlent sec. Tantôt trop exigües, tantôt mal positionnées, les chicanes dérangent !

Le collège ne nie pas certaines évidences comme celles placées près des arrêts de bus à hauteur de la ferme, à l’angle de la route de l’église Saint-Pierre. Lorsqu’un bus s’arrête, la circulation est complètement bloquée. Toutefois, le bourgmestre a également certains griefs vis-à-vis de riverains qui ne jouent pas le rôle qui est le leur et, pire encore, se stationnent sur les trottoirs : “Complètement incivique ! Il n’est pas acceptable de devoir constater cela. Les aménagements ne fonctionneront efficacement que si chacun assume sa part du boulot. Les véhicules doivent être impérativement stationnés dans ces dispositifs”.

À l’opposé, les plaignants invoquent le fait que les aménagements ne sont pas conformes au plan initial. Incomplets, selon eux, ils ne sont pas efficaces.

De plus, les piquets en plastique ne donnent pas un sentiment de sécurité. “Il est vrai qu’une fois que le système aura fait ses preuves, des bollards bien costauds et nettement plus esthétiques auront une meilleure influence” , souligne l’échevin Pascal Tollet. La volonté de trouver le meilleur compromis étant présente, une réunion est planifiée le 26 mai pour déterminer la suite à donner.



© La Dernière Heure 2010