Avant le confinement, une section du parti démocrate fédéraliste indépendant (Défi), ex-FDF, a été créée à Genappe. Aujourd’hui, elle compte une petite vingtaine de membres, dont un coordinateur adjoint qui n’est pas un inconnu pour ceux qui suivent la politique locale au Lothier.

Il s’agit en effet d’Alain Mathieu, qui en octobre 2018 était président de l’Union socialiste communale et tirait la liste PluS lors des élections locales. Il avait récolté 181 voix et n’avait pas été élu, au contraire de sa colistière Tiffany Fevery. L’annonce surprise de son ralliement à Défi a étonné plus d’un socialiste ces derniers jours au Lothier…

La coordination de la section amarante est assurée par Baudouin Decharneux, professeur à l’ULB et qui, jusqu’à présent, n’avait pas d’engagement politique.

" Les choses se sont faites naturellement : j’ai beaucoup d’estime pour le président actuel de Défi, François De Smet, explique-t-il. C’est un de mes anciens élèves, un humaniste et un parfait honnête homme, je me suis dit que je pouvais l’aider au niveau local… "

Les membres actuels de Défi viennent de divers horizons : certains se définissent comme étant de gauche, d’autres sont écologistes, ou plus centrés sur l’économie…

" Nous pouvons constituer une force progressiste et centriste à Genappe, résume Baudouin Decharneux. Nous pensons que la politique, ce n’est pas nécessairement clivant : nous avons des relations positives avec les autres formations démocratiques et nous croyons à la politique avec un grand P, qui rassemble plutôt que de diviser. Ce qui nous importe, ce ne sont pas les idéologies mais l’humain ."