Le 4 mai 2020, Hamad, qui était détenu à la prison d’Ittre, s’en est pris à un autre détenu lors de la promenade au préau. Il a mis l’autre au sol, s’est placé à califourchon sur lui et lui a asséné une pluie de coups de poing. La scène a été filmée par les caméras de surveillance et a été à ce point violente que d’autres prisonniers se sont interposés pour la faire cesser.

Venu s’expliquer devant le tribunal correctionnel à propos de cet épisode, Hamad, déjà condamné à 16 reprises, n’a pas vraiment fait profil bas. Dès son entrée dans la salle d’audience, il a fait remarquer sur un ton énervé que cela faisait près de deux heures qu’il attendait son tour dans le cachot du palais de justice.

Il a enchaîné en affirmant que ce n’était pas juste qu’il se retrouve à nouveau devant un tribunal, que l’autre avait insulté sa mère et qu’il se trouvait dans un pays de répression totale. Fils d’un général de l’armée irakienne, il a affirmé regretter d’avoir quitté son pays pour la Belgique, alors qu’il aurait pu choisir l’Allemagne ou la France.

“La victime, elle, regrette peut-être d’avoir été détenue dans la même prison que vous”, a répliqué la présidente.

Quand la partie civile a exposé le dommage subi par le blessé, le prévenu a une nouvelle fois interrompu. “Je l’ai tué, ou quoi ?”

Pas de quoi rassurer sur une éventuelle remise en question. Le jugement qui vient de tomber lui inflige dès lors un an d’emprisonnement ferme, qui était la peine requise par le ministère public.