En juin et en juillet 2019, trois exploitations agricoles situées sur le territoire de Nivelles avaient été victimes d’incendie, et ce n’était pas un hasard. Les enquêteurs avaient réussi à épingler Cédric, un jeune homme qui a fini par avouer qu’une fois sous l’effet de l’alcool, souffrant d’un important mal-être, il ne pouvait s’empêcher de mettre le feu pour le regretter directement après les faits. Trop tard cependant…

Un comportement extrêmement dangereux et le Nivellois, né en 1999, avait été rapidement jugé. Il avait écopé de trente mois d’emprisonnement, assortis cependant d’un sursis probatoire pour qu’il se prête à un suivi psychologique et prouve qu’il pouvait cesser de consommer de l’alcool.

Mais en septembre dernier, une remise appartenant au grand-père de ce jeune homme s’est enflammée, nécessitant l’intervention des pompiers. Cédric a d’abord prétendu qu’il n’y était pour rien.

“Travaillé” par les policiers qui n’en croyaient rien, il a fini par avouer. Il se sentait mal ce soir-là, souffrait d’une rupture sentimentale et avait consommé un peu trop d’alcool. Bref, le même schéma qu’un an auparavant et il s’est à nouveau retrouvé cité devant le tribunal correctionnel. Son avocate a tenté de sauver les meubles, suggérant que son client fasse l’objet de nouveaux examens psychologiques avant qu’une décision soit prise.

Le tribunal vient de rendre son jugement et estime que ce n’est pas nécessaire, les experts ayant déjà cerné la personnalité du Nivellois. Celui-ci continue à se poser en victime et n’a pas mis en œuvre les conditions qui lui étaient imposées par le jugement précédent. Il écope dès lors de quarante mois d’emprisonnement ferme.

Une fois le jugement prononcé, le ministère public a dit craindre que le prévenu commette encore de nouveaux faits, d’autant qu’il doit encore être entendu pour deux incendies supplémentaires. Le tribunal s’est rallié à ce point de vue et a ordonné, dans la foulée, l’arrestation immédiate de l’intéressé.