Durant l’été 2016, un habitant de Court-Saint-Etienne a pris un avion et, durant le voyage, a consulté sur son ordinateur un site illégal qui évoquait le viol de très jeunes filles. Un ancien policier, qui était assis à proximité, a vu de quoi il s’agissait et a donné l’alerte via le consulat après l’atterrissage.

L’identité du suspect a pu être rapidement établie, et on s’est alors aperçu que l’homme avait été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, en février 2015, déjà pour possession de matériel pédopornographique et pour attentat à la pudeur sur sa filleule. Une perquisition a été menée à son domicile, et les enquêteurs ont mis la main sur plusieurs milliers de fichiers pédopornographiques particulièrement insupportables à visionner, même pour des enquêteurs spécialisés.

Le prévenu avait également tourné lui-même une petite vidéo dans un train, filmant les sous-vêtements d’une fillette.

Devant le tribunal correctionnel où deux ans de prison ont été requis à son encontre, le prévenu a indiqué qu’il suivait désormais une thérapie, et qu’il avait averti son employeur et son épouse de sa déviance, pour mettre en place des garde-fous et éviter qu’il retombe dans ses travers.

Le jugement rendu mercredi lui inflige un an de prison avec un sursis probatoire de cinq ans. Les conditions l’obligent à poursuivre sa thérapie et à se soumettre à des contrôles aléatoires de ses outils informatiques. Il écope d’une amende de 6.000 euros, et est interdit pour dix ans d’activités impliquant des mineurs d’âge.