En juin dernier, Bryan P, un Nivellois âgé de 30 ans et dont le casier judiciaire déjà bien fourni comprend une condamnation pour meurtre, a été arrêté administrativement par les agents de la zone de police Nivelles-Genappe. Il avait bu ce jour-là et n’a pas apprécié d’être interpellé.

Estimant qu’un policier lui a “manqué de respect”, il a exigé qu’on lui enlève les liens Colson qui ont servi à la neutraliser. Dans le cas contraire, il a promis de retrouver l’inspecteur en question, et de renseigner son adresse à son frère, qui fait partie des Hell’s Angels.

“Les Hell’s Angels viendront butter vos enfants et vos femmes”, a-t-il assuré. Les policiers aclots ont malheureusement l’habitude des interventions difficiles mais vu le profil du Nivellois, le chef de corps a même autorisé le policier menacé à rentrer chez lui avec son arme de service.

Devant la justice, Bryan P. a indiqué que tout cela était dû à l’alcool, qu’il ne se souvenait plus très bien de cette soirée et qu’il n’en pouvait plus de la prison.

Dans son jugement, le tribunal souligne la gravité des faits et la “banalisation complète” à laquelle se livre le prévenu qui a pourtant de multiples antécédents judiciaires. Dans ces conditions, la justice estime qu’une peine de travail n’est pas adéquate : le Nivellois écope de huit mois d’emprisonnement ferme et d’une amende de 800 euros. Il devra aussi dédommager, sur le plan civil, le policier qu’il a menacé.