Aspiravi a déposé auprès de la Région wallonne une analyse complémentaire.


À la fin du mois de juin, les opposants aux deux éoliennes qu’Aspiravi comptait faire sortir de terre à Ophain se réjouissaient : après un refus du permis par les fonctionnaires technique et délégué, puis un feu vert (surprise) du gouvernement wallon en août 2016, le Conseil d’État avait douché les espoirs du promoteur.

La plus haute juridiction administrative avait cassé l’arrêté régional octroyant le permis à Aspiravi pour construire ces deux machines de 150 mètres de haut à proximité immédiate de l’échangeur entre l’autoroute E19 et le ring 0.

Pour faire simple, suivant un des arguments des riverains, le Conseil d’État estimait que l’étude d’incidences réalisée à l’appui de la demande de permis n’avait pas suffisamment évalué l’impact du projet sur trois habitations situées à moins de 600 mètres d’une des machines.

Le promoteur n’a pas tardé à réagir. Alors que l’arrêt qui annule le permis a été rendu le 25 juin, Aspiravi a déposé auprès de la Région wallonne une analyse complémentaire, dès le 12 juillet. On y évalue cette fois l’impact paysager des deux éoliennes sur les trois maisons en question, et d’autres points sont actualisés comme les effets cumulés du projet d’autres parcs éoliens dans l’environnement immédiat.

Et dans la foulée, la demande de permis est relancée avec une nouvelle enquête publique qui débute officiellement ce lundi. En pleines vacances, les règles prévoient une suspension jusqu’au 15 août.

L’enquête se clôturera donc le 17 septembre et le dossier peut être consulté dans les services communaux de l’urbanisme de Braine-l’Alleud, Braine-le-Château, Ittre, Nivelles et Waterloo.