Le ministre-Président bruxellois Rudi Vervoort (PS) était interrogé, devant le Parlement régional par le député David Weytsman (MR), hier, au sujet des méthodes de concertation retenues par le gouvernement bruxellois dans ce dossier qui suscite de l’inquiétude au Parlement wallon en raison du passage quotidien de milliers de navetteurs en provenance du sud du pays par cette artère de pénétration. Actuellement structuré en autoroute (l’E411), cet axe devrait être transformé, dans les années à venir, en boulevard urbain si le Plan d’aménagement directeur (PAD) se concrétise. Rudi Vervoort a rappelé que le PAD imposait le respect de règles de concertation en amont, notamment avec les riverains mais aussi avec les autres Régions, consultées à de multiples étapes.

Selon lui, au lancement du processus, seule la Région flamande a réagi en demandant que l’on procède à une approche métropolitaine. "Nous présentons un chemin qui doit aboutir à terme à un réaménagement en boulevard urbain. Le but est de calibrer les choses dans une série d’études. Nous sommes partis dans un processus plus approfondi. Une première réunion a eu lieu dans ce contexte, avant le passage du projet en troisième lecture au gouvernement. Y étaient représentés, les cabinets des ministres wallons Borsus, Henry et Di Rupo", a précisé le ministre-Président bruxellois.

"Tous les cabinets ont été consultés. Il va de soi que cela va se poursuivre. Nous allons créer une plateforme de concertation avec les acteurs concernés. Bruxelles ne se considère pas comme une île aménageant sans se préoccuper des autres Régions. Il nous appartient aussi de définir la manière dont nous considérons l’aménagement urbain dans les années à venir", a-t-il conclu, répondant ainsi aux propos des MR wallons Jean-Paul Wahl et Tanguy Stuckens formulés vendredi dernier : "Nous aimerions que le gouvernement bruxellois comprenne qu’il n’est pas sur une île."